Il y a à Ittre pas mal de gens qui ont de belles histoires à raconter sur leur jeunesse passée dans notre coin de campagne. Ces histoires sont souvent drôles ou joyeuses, parfois tragiques, mais toujours intéressantes. Je ne pouvais pas ignorer ces sources d’information, permettant de mieux comprendre les photos de ce site en nous mettant en situation.
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Le premier tram nous réveillait à 6h30. A 7h10 on prenait celui qui allait à Nivelles (7.5frs aller/retour en 1959). Les dames montaient dans la motrice, les hommes dans la remorque où on pouvait fumer et jouer aux cartes (pour de l’argent en se cachant). La remorque n’était chauffée qu’en hiver par la grâce d’un poêle au charbon. A 7h40, nous arrivions à Nivelles et chacun courait à son travail ou à son école: les Arts et Métiers pour les techniciens, L’Enfant Jésus ou le Béguinage pour les filles, L’Athénée ou le Collège pour les garçons.
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En 1945, pas de salle de bain, pas de toilettes dans la maison, pas de chauffage central, pas d’eau courante. On se lavait le soir dans un cuvier , avec de l’eau mise à chauffer sur le poële au charbon, le WC se trouvait au fond de la cour, et pour l’eau potable, on allait avec un goreau (goreau = porte- seaux, de l’ancien français gorriau, dixit Coppens) et deux seaux jusqu’à la pompe de la place St Remi. C’est seulement en 1948 que des terrassiers flamands ont commencé à installer la distribution d’’eau.
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Au mois d’octobre, toute l’école se rendait à la villa de la Chataigneraie où les plus jeunes se mettaient à genoux sur la premiere marche de l’escalier pour demander la permission d’aller ramasser les chataignes. Madame de Bivort, veuve du vicomte Joly qui s’était tué accidentellement avec son propre fusil en allant chasser, a toujours répondu “oui”!.
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Disparues les chaleurs et les mouches, on va rallumer le four.
Une fois venu le mois de novembre, faudra attendre son tour.
L’almanach de Liège le dit: c’est le moment de tuer le cochon.
Soigné à la farine de blé et aux petites patates, il est bien gras.
Il est temps de prévenir l’homme car il est très attendu ;
Des gaillards comme lui, francs et vaillants, on n’en trouve plus.
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