Le dernier tram

6 juin 2011 3 commentaires

Le premier tram nous réveillait à 6h30. A 7h10 on prenait celui qui allait à Nivelles (7.5frs aller/retour en 1959). Les dames montaient dans la motrice, les hommes dans la remorque où on pouvait fumer et jouer aux cartes (pour de l’argent en se cachant). La remorque n’était chauffée qu’en hiver par la grâce d’un poêle au charbon. A 7h40, nous arrivions à Nivelles et chacun courait à son travail ou à son école: les Arts et Métiers pour les techniciens, L’Enfant Jésus ou le Béguinage pour les filles, L’Athénée ou le Collège pour les garçons.

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Rappel des types de suffrages ayant existé en Belgique

Je publie de temps en temps des retranscription de tracts politiques publiés à Ittre fin 19ème siècle et début 20ème.

Pour contextualiser les faits et pour vous aider à comprendre ces tracts, voici un petit rappel bien utile des types de suffrage par lesquels nous sommes passés:

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Les élections communales du 17/11/1894 – mise en couleurs

La collection de Norbert Poulain contient quelques vieux tracts politiques très intéressants par leur aspect « décalé » (mais pas tant que ça) par rapport à la politique d’aujourd’hui. Vous trouverez dans les « posts » suivants les tracts concernant les élections communales de 1894. Vous verrez que le style est probablement désuet mais rend bien l’ambiance et le contexte de l’époque avec les acteurs principaux qui sont les nobles, le clergé et le peuple…

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Les élections communales de 1894 – tract pré-électoral à propos de la nouvelle église

Les fidèles lieutenants à la solde de nos adversaires et recrutés parmi les personnages les plus obscurs et les plus abjects, propagent avec un acharnement digne d’une meilleure cause, les bruits les plus malveillants à propos d’une décision prise dernièrement par le Conseil communal. Ils crient sur tous les toits que les libéraux s’opposent à la construction d’une nouvelle église, refusant ainsi de la besogne à un grand nombre d’ouvriers. Que répondre à une affirmation aussi mensongère! C’est que la haine qui dévore ces bons apôtres n’arrive pas à la hauteur de nos dédains. Nous aurions pu nous borner à écarter dédaigneusement du pied ces ineptes calomnies en leur vouant le mépris qu’elles méritent. Mais si nous tenons à protester énergiquement contre ces insinuations haineuses, c’est que notre dignité ne peut s’accommoder d’une si sale besogne. Voici d’ailleurs ce qui s’est passé.

Les élections communales de 1894 – Aux électeurs d’Ittre (veille des élections)

Dans les visites que nous vous avons faites à domicile, nous avons eu l’avantage de vous exposer quelles étaient nos vues et quelle serait notre ligne de conduite, si vous nous faisiez l’honneur de nous investir d’un mandat de conseiller communal.

En faisant un dernier appel à vos bienveillants suffrages, nous tenons à vous fixer sur la portée de nos candidatures.

Et d’abord, il ne sera pas dit que l’intelligente commune d’Ittre sera entièrement à la merci de deux châtelains qui voudraient rétablir le système féodal et prétendre faire courber l’échine à ceux qui n’ont pas assez d’indépendance pour pouvoir résister.

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Les élections communales de 1894 – Un dernier mot à M. De Smet, Bourgmestre d’Ittre (post-élections)

Monsieur,

On connait depuis longtemps vos tendances à confondre avec votre domesticité tous les habitants d’Ittre; nous savons que la moindre contradiction vous met en colère et que sous peine d’être tancé vertement et taxé d’insolence, on ne peut vous adresser la parole sans mettre des gants et se courber en une attitude bien humble et landative. Quant à vous, gardien attitré des convenances et des belles manières, vous savez le secret de parler comme il convient à des sujets et les épithètes les plus malsonnantes sont encore de bon ton dès qu’elles sortent de votre bouche de maître.

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Gazette d’un coquin I – Chronique d’un jeune ittrois entre fin 1942 et le début des années 1960

Le 28 décembre, c’est le jour des Saints Innocents, « messe pour tous les paroissiens » disait le vieux curé Bucquoi. C’est donc ce jour-là, fête de tous les ittrois que je suis venu au monde, rue Jean Joly à Ittre.

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